Si elle le pouvait, Lucie Azema habiterait encore Téhéran.

Tombée amoureuse de ce pays, de sa culture et des ses habitants lors d'un premier voyage, l'autrice retourne y vivre quelques années plus tard, d'abords pour y étudier la langue Perse, puis pour y enseigner le français.

Elle nous raconte l'Iran a hauteur des femmes et des hommes qu'elle y rencontre, des amitiés qu'elle noue, des rues et des marchés dans lesquels elle erre : les petits salons de thés foisonnants et plus improbables les uns que les autres,  les anniversaires surprises systématiques, les pique-niques du week-end, les vacances à la mer, les innombrables librairies.

Des villes et des architectures qui nous content une histoire et une culture d'une richesse infinie. Un portrait tout en nuances et en teintes parfois douces, parfois éclatantes d'un pays où les poètes sont célébrés comme des prophètes et où les vers piochés dans le Divan de Hafez sont comme des oracles.

Une déclaration d'amour à ce beau pays qu'elle a du quitter précipitamment en 2020 lors de l'épidémie de Covid-19, et aux amis qu'elle a laissé derrière elle.

A la vie, à leurs vies, à l'espoir.