Je ne compte plus le nombre fois où l’on m’a conseillé de lire ce livre ces dix dernières années. Et bien il m’aura  fallu dix ans et un confinement forcé pour m’y mettre... et le dévorer !


La magie d’un livre, c’est aussi que l’on y fait plein de rencontres. Je suis toujours heureuse de retrouver les personnages d’une saga quand j’en entame le Xème (enfin paru !) et je suis toujours triste de devoir quitter les personnages quand arrive l’heure de tourner la dernière page. Et ça ne vaut pas que pour les romans.

 

Ce qu’il y a de plus beau pour moi dans les livres, ce sont les PREMIÈRES rencontres. Quand vous tombez, parfois des années après la mort de l’auteur, nez à livre avec une personne dont les mots vous transportent. Et où la lecture, finalement, se transforme en conversation d’âme à âme.


Les livres sont le médium des âmes.


Krishnamurti parle à mon âme car il a su traduire en mots des tas de trucs sur lesquels je me prends régulièrement à "penser" : notamment l’obsession de l’humain à vouloir systématiquement tout théoriser, même des concepts qui sont par définition inthéorisables puisque placés au-delà de notre sphère de capacité de compréhension. Pourquoi nous est-il si difficile d’accepter que certaines choses "sont" ? Tout simplement.


Se libérer du connu, c’est commencer par accepter que toutes nos connaissances sont parcellaires et que nous en avons donc une vision tronquée, truchée. Que ce que nous "connaissons" d’une chose nous empêche de la voir telle qu’elle "est".


Se libérer du connu, c’est cesser d’exister pour commencer à être.


Sabrina, auto-preneuse de tête à ses heures perdues.


Se libérer du connu, Jiddu Krishnamurti


Et pour aller plus loin, du même auteur :

Le Sens du Bonheur

L'Eveil de l'Intelligence