La démocratie est, par définition, une discussion perpétuelle. Elle doit s’interroger, faire son auto-critique, identifier ses points faibles, évoluer, tendre au maximum vers un vivre ensemble qui prenne en compte les spécificités et les limites de chacun des individus qui la compose tout en créant un cadre commun. Interroger les normes qui régissent une société est un acte profondément démocratique.

Et c’est là toute la richesse qu’apportent les minorités. C’est la volonté de faire partie du collectif qui poussent les minorités à se reconnaître, se définir, identifier par des états de faits une discrimination, une injustice ou encore un point aveugle dans une société, et de la dénoncer, afin de tendre vers toujours plus d’égalité, de créer de nouvelles normes de vivre ensemble, une universalité qui prenne mieux en compte les individualités.

Car un société qui se fige et dont les normes n’évoluent plus, dont le dialogue social s’est tu, n’est tout simplement plus une démocratie.