
Suite à un effroyable conflit eurasien, la Nouvelle-Gallia (ancienne France), se démilitarise sous l’impulsion de l’arrivée au pouvoir du Parti Pacifiste, exclusivement constitué de femmes, dont le but est de mettre en place une société nouvelle, entièrement expurgée de toutes formes de violences. La pays ayant fermé ses frontières le temps d’attendre la mutation sociale souhaitée, on sait peu de choses de ce régime et de son organisation, ni du quotidien des citoyen.nes, ci ce n’est que la plupart des hommes ont été regroupés dans des néo-villages, où ils sont soignés de leurs traumatismes liés à la guerre et rééduqués à la non-violence.
Un livre qui soulève nombres de questions passionnantes sur les rapports entre virilité et violences et sur les différents formes que peut revêtir la violence. On assiste à la mise en place, à marche forcée, d’un programme politique pacifique, mais que vaut réellement la paix quand elle écarte la moitié de la population ? Que ce passe-t-il en pratique quand on applique la théorie du « couper le mal à sa racine » ?
Un roman qui pousse le lecteur dans ses retranchements, en le mettant en porte-à-faux de lui-même. On y retourne des stigmates millénaires, ce qui apporte une certaine jubilation mais laisse aussi s’installer un profond malaise : parce qu’un monde en paix et dénué de violence n’est pas nécessairement un monde juste.
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