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« Je vous souhaite de trouver un endroit, ne fût-ce qu’un petit endroit, où la vitesse n’entre pas. »
Un petit garçon nous raconte son enfance dans une banlieue un peu vide au passé industriel. Les magasins qui ferment, les pères qui disparaissent, les mères qui cumulent les emplois. Et le monde qui accélère, accélère, accélère, même pendant le confinement, avec l’informatique qui envahi tout, en laissant peu de place a ceux qui, comme lui, ne sont pas totalement largués mais que ses professeurs qualifient tout de même « d’un peu lent ».
Comment se construire dans un monde où tout se délite, où les repères se brouillent, où tout se transforme tellement vite que les programmes scolaires vous préparent à une forme de société qui n’existera déjà plus quand il sera temps pour vous d’intégrer le fameux « monde du travail ».
Il n’y a plus le temps, alors on ne prend plus le temps.
A travers les yeux du narrateur, enfant puis adolescent, on perçoit tout autant les violences sociales qui s’exercent sur son environnement, que la détresse puis la dépression qui s’installent peu à peu, à force de deuil et de perte de repères.
Un roman doux et sensible.
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