
Suite au décès de Kaya, sa sœur jumelle, Kem sombre. Elle enclenche le mode automatique pour survivre au trauma, à la douleur et à l’absence. Puis vient l’électrochoc : cette mort ne serait pas un simple accident, et le coupable continue à vivre sa vie, comme si de rien n’était. Pour Kem et ses ami.e.s, cette situation est insupportable. Comment rendre justice à Kaya quand la justice est insuffisante ? Comment lui rendre femmage, mais aussi rendre les coups, faire cesser l’impunité, faire du bruit, renverser la peur ?
Douce Dibondo nous emmène explorer les mécanismes de dominations qui se perpétuent jusque dans les milieux militant, parfois plus insidieusement cachés qu’ailleurs derrière un vernis d’engagement et de respectabilité. On dépèce les limites de la violence sous ses différentes formes (physique, psychologique, systémique...), de ce qui la rend légitime ou non -jugement de valeur pouvant être diamétralement différent suivant le corps (noir, blanc, queer, masculin, féminin…) de cellui qui l’exerce.
Un roman fort et déstabilisant, inconfortable mais, Ô combien !, jouissif et nécessaire.
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